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Quartiers Pirates

N'importe quoi mais culturel, sexy, ou drôle, ou les trois

L'école de la chair par Yukio Mishima

 

Voilà un bouquin intrigant par plusieurs côtés.

Son titre d'abord : "L'école de la chair".
Je m'y suis fait prendre comme un ours à un pot de miel. Ben oui, parfois, j'ai des similitude avec les ursidés, c'est comme ça.
Chouette ! Que je me suis dit (Je me parle assez régulièrement, avec cet avantage non négligeable que je me contredis rarement).
Chouette, me disais-je donc, ça va causer de fesses, et moi, si que ça cause de fesses, je suis preneur.
Mais en fait, euh... non.
Trois copines (Tiens déjà vu), plus totalement jeunes mais pas mal riches (Pas très original non plus), cherchent des bons coups et surtout pas l'amour (Ah ben ouais, ça me dit quêtchose aussi). On suit plus précisément l'une d'entre elle qui tente d'accrocher à sa vie un jeune type plutôt bon au lit. Il est barman dans un club échangiste et couche avec qui le paye. Ceci explique peut-être cela mais moi ce que j'en dis...
Alors ben bof quoi !
D'accord,on visite un rien le japon des années soixante, assez décomplexé avouons-le, mais dans une société très bourgeoise et très fashion ce qui ne m'excite guère. D'autant que dès que les personnages entrent dans l’alcôve pour des choses plus sensuelles, on nous laisse désagréablement à la porte.
Grmmmbllll ! Me faire ça à moi !
Bon, j'ai failli laisser tomber et pis, comme c'est pas si mal écrit, j'ai quand même atteint le bout, qui fut, évidemment... sans surprises.

Bon, que je me suis dit, restons en-là. Des mauvais livres il y en a plein, pas la peine d'en faire un jambon saucisse.
Et puis, première surprise, ce roman a été écrit en 1965, mais il n'a été traduit en français qu'en 1993.
Ah ouich, trente ans quand même !
Il a si bien marché que, dans la foulée, on en a fait un film avec Isabelle Huppert en 1998.
Souvenirs, souvenirs, à l'époque, j'en avais entendu parler suffisamment pour éviter d'y aller voir. Moi, quand on me bassine avec un film, je vais dans la salle d'à côté voir le navet dont personne ne parle.

Alors j'ai été voir qui pouvait bien être cet auteur.

Et là, nulle déception, le taré intégral.
Yukio Mishima (1925-1970), nom de plume de Kimitake Hiraoka est un écrivain célèbre en son temps, fan du japon ancestral, des samouraïs et de l'empereur, et qui n'a rien trouvé de mieux que de se suicider par un joyeux hara-kiri totalement mis en scène après un coup d'état raté le 25 novembre 1970.
Carrément !

Bon ! Je me suis finalement bien plus amusé à fouiner pour trouver toutes ces informations qu'à lire ce bouquin.
Comme quoi, la lecture mène à tout... et l'art peut engendrer la folie.
Mais ça, on le savait déjà.

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