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Quartiers Pirates

N'importe quoi mais culturel, sexy, ou drôle, ou les trois

James Tissot (1836-1902)

 

Dernière promenade avec ce peintre avant de partir en découvrir d'autres...

En 1882, la compagne de James Tissot, Kathleen Kelly (Portrait ci dessus, il savait choisir le bougre !), meurt. Ne voyant plus trop ce qu'il peut bien fiche dans cette Angleterre froide, coincée, et pluvieuse, il quitte Londres une semaine après et rentre en France.
Prise de risque intéressante.
Il a alors quarante six ans et s'il est connu en Angleterre, rien n'indique qu'il en sera de même en France.
Pas de problème, il ne lui faudra que peu de temps pour se faire une notoriété française.
Il était comme ça le James !
Ceci dit, au vu de sa technique époustouflante, ce n'est guère étonnant.
Il monte en particulier une exposition de ses portraits au palais de l'industrie en 1883 et une grande exposition lui est consacrée en 1885 à la galerie Sedelmeyer. Intitulée Quinze tableaux sur la femme à Paris, cette exposition présente, contrairement à la période londonienne centrée sur la «Gentry», des portraits de femmes de conditions sociales plus variées.

Et pis...
Et pis...
En 1888, alors qu'il travaille  dans l'église Saint-Sulpice de Paris, voilà que "Crac Boum Hue !" lui tombe une révélation religieuse comme ça padapadouf sur le pouce.
Ce Dieu alors, quel type !
Du coup il consacrera la fin de sa vie à des illustrations de la Bible dont je ne vous montrerais aucun tableau sur ce site. Il y a des limites au masochisme. Non mais !
Notons que, dans ce domaine également, il réussira non seulement à en vivre très largement mais même à acquérir une belle notoriété à l'époque.

Et pis...
Et pis
Il meurt (ben oui) comme tout le monde (on fait ce qu'on peut) dans sa maison natale (Il y en a qui aime faire comme ça) qui s'avère être un château... euh... ah quand même... Chacun fait ce qu'il peut avec sa mort mais il y en a certain plus doués que d'autres il faut croire.

Pour conclure, avouons-le, James Tissot reste peu connu en France, un peu plus en Angleterre (paradoxe).
Un artiste qui a su très bien vivre de son art ce qui est rare, virtuose absolu, mais qui n'a rien apporté de nouveau ni à l'Art en général ni à la modernité de la peinture en particulier.
Tant pis !
Un critique a eu ce bon mot qui me semble une fin judicieuse pour cette série d'articles :
"James Tissot restera plus célèbre dans l'histoire du costume féminin que dans l'histoire de la peinture".

Ce qui n’empêche pas de se faire plaisir en admirant ces scènes si vivantes, de si jolies femmes si installées dans leur époque.
Ben tiens !
On est comme ça nous, on sait vivre !
Et pis...
C'est tout.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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