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Quartiers Pirates

N'importe quoi mais culturel, sexy, ou drôle, ou les trois

Madame Gervaisais par Edmond et Jules de Goncourt

Allez hop, un petit roman que je n'ai pas aimé et que je n'ai pas fini.
Comme d'hab me direz-vous ?
Mais non !
Mais si ?
Ah. Si vous le dites... mais ça m'étonne de moi qui suis si sensible et si gentil d’habitude.
Enfin...
Pourtant, c'était mon premier roman des frères Goncourt, excusez du peu.
Pourtant, dans l'édition que j'ai lu, la préface faisait soixante pages dithyrambiques et les notes et post faces  soixante autres pages ce qui fait qu'en lisant l'histoire, on avait un peu l'impression d'interrompre les pré et post faces de ces messieurs (Pas de dames à l'horizon ce qui est quand même étonnant pour un ouvrage dont le héros principal est une femme).
Il paraît que c'est le dernier bouquin qu'a écrit Edmond en compagnie de son frère. Il est mort de la syphilis. Il faut croire qu'il fréquentait des femmes ailleurs dans l'écriture.
Oh ! Me dites-vous choqués.
Bande de canaillouses et de canailloux, heureusement, je vous connais allez.
Que celle ou celui qui n'a jamais fauté lui jette le premier string !
Bon !
On s'attendait donc à un bouquin qui ait du rythme, de l'envolé, de l'érotisme qui sait.
Soyons fous !
Et alors me direz-vous ?
Eh ben pas du tout.
Oh là ! Que je me suis dit en me trainant au fil des pages derrière cette femme qui se traine au fil de Rome la fabuleuse, ruines et monuments à chaque détour de page, se gave de pape et d'ecclésiastiques comme s'il en pleuvait (Et sans avoir de boutons ce qui est fort), se meut de messes (Et non de fesses. OK, je sors) en défilés, de pénitents en bonnes sœurs, à en avoir des frissons partout mais pas dans le bon sens du terme.
Ah oui ! Quand même ! me direz-vous et vous aurez raison.
Et pendant des pages, des pages, des pages et des pages, il ne se passe rien. Cette dame se promène, s'occupe de son fils handicapé mental, donne des ordres à la bonne sur le ménage, ses toilettes, que sais-je ? Et pis... euh... c'est tout.
Cela pourrait être jouable.
Cela pourrait être envisageable.
Cela pourrait même être bien.
Mais si. Après tout Colette en fait tout autant et quand c'est Colette, j'aime ça.
Alors ? ? ?
J'ai été me pencher de plus près sur cet ouvrage, en évitant d'attraper la maladie de la dame qui m'a l'air d'être plutôt gratinée (Ce n'est pas la Syphilis, comme quoi les frangins savaient se renouveler).
Et j'ai découvert l'improbable. On se déplace dans Rome oui, mais en fait de descriptions ce ne sont que des alignements de termes techniques, des listes exhaustives qui ne me parlent pas, m'ennuie et ne créent aucune image. Savoir le nom et l'ordre de tous les ecclésiastiques qui défilent dans telle commémoration me court sur le haricot. Connaitre le nom technique de tous les morceaux de pierres diverses qui constituent les monuments romains me prend le chou (Et le reste mais je ne voudrais pas être trivial). Avoir la liste exhaustive de toutes les rues et places de la ville une par une et dans l'ordre me gave.
Au final, je n'ai plus faim mais est-ce suffisant ?
J'ai laissé tomber les Goncourts, madame Gervaisais, et Rome à la page 72.
Tant pis.
J'ai été voir la fin quand même et Spoïl... juste pour vous embêter : Elle meurt au moment d'entrer chez le Pape.
Oooooh !
J'ai délicatement posé le bouquin, j'ai ouvert la porte de ma maison, et j'ai été faire un tour.
Mon coin, ce n'est peut-être pas Rome, il n'y a ni monuments incontournables ni ecclésiastiques libidineux, mais les paysages y sont superbes, et on n'y attrape ni la Syphilis ni la Tuberculose.
Ah !
Et pis c'est tout.

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